Pendant longtemps, le DG de la filiale africaine était un relais. On lui envoyait la stratégie. Il l’exécutait.
Ce modèle est en train de disparaître. Mais il y a encore bien des sièges ne l’ont pas encore intégré…
Ce que j’observe dans mes mandats de chasse sur el continent : l’africanisation des comités complète de direction n’est plus une exception ni un effet de communication. C’est une tendance de fond.
Mais le vrai changement est ailleurs: le dirigeant local ne veut plus exécuter une stratégie écrite à Paris, Londres ou Genève. Il veut la co-écrire. Il veut être « accountable », comme on dit en bon français, des soucis comme des bon résultats.
Pour les groupes, cela change trois choses :
→ La gouvernance : qui décide vraiment, et où ?
→ Le recrutement : il n’existe pas « un » cadre africain, mais 54 réalités africaines. Un excellent DG à Nouakchott nest pas automatiquement le bon à Douala.
→ La fidélisation : les entreprises qui traiteront le talent comme une « infrastructure de long terme », et non comme une ligne de coût, garderont leurs meilleurs dirigeants.
J’en parle plus en détail avec Thierry Dime dans cet interview du Monde Economique de Genève :
Dirigeants de filiales : aujourd’hui, vous co-décidez avec le siège, ou vous exécutez ?
Une ancienne expérience étonnante à partager?
Ma ligne est ouverte!

