Image : The act of becoming, by Prakash Thrombe
Il y a des saisons de vie où rien, mais alors rien ne semble plus pousser ; où nos projets stagnent ; où nos élans se taisent. Et où, même nos rêves de toujours, semblent s’être fait la malle !
On se dit “bloqué”, “fatigué”, “inutile”.
Et si ça n’était qu’une période de jachère ?
Jachère : état d’une terre labourable qu’on laisse temporairement et volontairement reposer en ne lui faisant pas porter de récolte…
Oui, et si vous étiez simplement en train de vivre cette pause, comme celle de la terre, pour se régénérer. Ce temps suspendu, mais où l’invisible travaille : les germes se reforment, les racines se fortifient, la vie prépare son retour.
Nos parcours ressemblent souvent à des champs.
Il y a les moissons joyeuses — quand tout prend forme, quand les réussites s’enchaînent. On marche sur l’eau. Et puis il y a ces moments de silence intérieur, de retrait. De retrait du monde. Où la gravité reprend ses droits : marcher sur l’eau ça épuise ! : -)
Non, ce ne sont pas des échecs. Des respirations plutôt. Souvent salutaires pour prendre soin de soi.
Et prendre soin de soi, c’est parfois accepter d’être en jachère.
Ne rien produire. Écouter. Laisser le sol de sa vie redevenir fertile pour de nouvelles moissons. Des moissons différentes.
Dans un monde obsédé par la performance et le visible, il faut du courage pour assumer « sa jachère ». Courage de ralentir, d’observer, de se reconnecter à soi.
Sagesse de laisser maturer ce qui vient, à son propre rythme, et même si rien ne brille encore au loin.
Beaucoup de ceux qui l’ont vécu le savent : la vraie croissance ne se joue pas (toujours) sur la ligne des résultats mensuels, annuels. Elle se joue dans ces interstices silencieux où l’on réapprend à écouter, à douter, à rêver autrement. La « vulnérabilité consciente », diraient certains, devient alors le terreau de la transformation authentique.
Alors oui, il y a des saisons de jachère ! Si elles n’ont pas été volontaires, il faut apprendre à les accueillir quand elles se sont imposées. La jachère, non parce qu’on ne sait plus, mais parce qu’on pressent qu’être en mesure de créer ou d’accueillir ce « vide » pour observer ses pensées, reconnaître ses émotions, renforcer l’estime de soi, préparera un nouveau plein.
J’ai connu. Je connaitrais sans doute encore. Je témoigne du potentiel de fécondité incroyable d’une bonne période de « jachère ».
Je vous accompagne de diverses façons dans votre appropriation de ces moments de pause intérieure : coaching, webinaires, masterclass thématiques, …
Et vous, quelle a été votre période de jachère la plus féconde ?
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Image : The act of becoming, de Prakash Thrombe

